Musée de la vie rurale

L’ancien presbytère de la Commune d’Estinnes-au-Mont (2088 habitants), daté de 1786 par un cartouche à la porte, abrite aujourd’hui le Musée Communal de la Vie Rurale et des Métiers Anciens.Ce dernier offre aux visiteurs curieux une remarquable collection où se côtoient mobilier typique et métiers anciens à travers un panel de plus de 5000 pièces.L’outil, l’ustensile, sacralisé par le travail et la peine de l’Homme devient ici l’utile et indispensable prolongement de la main.

À l’étage, vous pouvez découvrir la Salle Danneau, consacrée au métier de chapellerie, ainsi que «l‘espace Froissart » dédié au célèbre chroniqueur du Moyen âge qui fut Curé des Estinnes durant dix ans.

La charpente du « grenier » vaut, elle aussi, le détour…

A l’arrière de l’édifice, aménagement fleuri du « Jardin du Curé », porte ouverte sur l’espace aéré de « la Muchette » (sentier de promenade, amphithéâtre, point de départ de 2 circuits pédestres balisés – 6 Km/16 Km, 2 hangars abritant un important charroi agricole, … ).

A votre service au sein du Musée

  • Un Centre de Documentation à caractère local, axé sur l’animation de l’espace « Muchette » : expositions, concerts, sports, …
  • Une collection de documents concernant principalement l’entité d’Estinnes (histoire, architecture, …) et les thèmes abordés dans le musée (histoire des vieux métiers, histoire de la vie rurale, …)
  • Le soutien éducatif (écoles, …)
  • L’information aux exploitants agricoles, aux P.M.E. (conférences, débat, …)

Ouverture du Musée et du Centre de Documentation

Sur rendez-vous

Tarifs :

  • 2 € par personne
  • 1 € par enfant âgé de 6 à 12 ans
  • 1 € groupe de 5 personnes et étudiants

Renseignements et prise de rendez-vous au 064/311 326

Adresse du Musée :

Chaussée Brunehault 242
7120 Estinnes-au-Mont

A découvrir

A l’intérieur du Musée, vous pouvez donc y découvrir :

  • Au rez-de-chaussée :

Salle 1 – Reconstitution d’un intérieur
Cette salle vous permet de mieux réaliser l’évolution de la vie quotidienne des différentes classes sociales au début du siècle.

Salle 2 – Une série de palanches
Elle contient différentes palanches : pour hommes, femmes, enfants, bestiaux, chiens, etc. et notamment un joug de procession magnifiquement sculpté. Ce dernier, d’une beauté exceptionnelle de par le travail sculpténe sortait qu’aux grandes occasions.
Salle 3 – Fers à repasser, poids et mesures, le barbier, médecin/vétérinaire/pharmacien
Elle traite principalement deux thèmes :
le fer à repasser ( en phase de recherche historique ) : cette collection reprend toute l’évolution du fer à repasser depuis ses débuts : le fer que l’on chauffe sur le feu, le fer à charbon, etc…
Les poids et mesures. En France, jusqu’au XVIIIè siècle, les mesures et leurs appellations différaient selon les provinces, villes ou villages d’une même région. Chaque collectivité avait son propre système approprié selon les besoins et s’appliquait sur ce territoire uniquement. Les noms employés étaient très imagés et attachés soit aux dimensions de l’homme (pied, pouce,…), soit à ses aptitudes (journel = étendue de terre travaillée en un jour…) où à des « facteurs naturels » (picotin = ration d’un cheval,…).
Afin que tout étranger s’y applique, une barre de fer, appelée étalon, était fixée soit à l’intérieur soit à l’extérieur du château du seigneur qui y régnait. Cette barre était terminée de chaque côté par un redan dont la distance déterminait la longueur.
Quoiqu’il en soit, cette multiplicité des mesures était très gênante lors des activités commerciales extérieures.
C’est en 1799 que l’on adopte le système métrique (système décimal des poids et mesures) dans toute l’Europe. Le Gouvernement pensait familiariser assez facilement les usagers à ce nouveau système mais il n’en fut rien : pour eux, ce terme désignait une quantité différente qui venait s’ajouter aux autres. Une confusion extrême régna pendant près de 40 ans.
Le Parlement n’eut d’autres choix que d’imposer le système sous peine de sanction.
Dans la seconde moitié du XIXè siècle, lors d’expositions universelles, ce système métrique fut apprécié à l’étranger et adopté par nombreux pays européens.

  • A l’étage :

La salle Danneau
Cette salle est dédiée et consacrée à Madame DANNEAU, chapelière de son état, en reconnaissance à son art, en remerciement pour sa donation.
Elle est née le 27 décembre 1919, à Haine– Saint– Pierre.
Petite main, aidante, devenue maîtresse de son art, la petite dame de caractère a fait de sa vie, une passion au service de la création.
Sa générosité et son entrain naturels, elle les a transposé jusqu’à son foyer, véritable musée, au sein duquel Charles, son mari, œuvre « en coulisse », tour à tour partenaire et complice.
Le folklore binchois lui doit beaucoup.
Perpétuer son art est une volonté personnelle et un devoir auxquels elle se soumet depuis plus de 70 ans.
En rassemblant une petite partie de ses créations, le Musée de la Vie Rurale fait œuvre utile : perpétuer le souvenir vivace d’un art abouti, véritable patrimoine à dédier à la génération montante.

L’Espace Froissart
C’est en l’An de Grâce 1404 que nous perdons, du côté du pays chimacien , toute trace du célèbre chroniqueur Jehan Froissart.
1404-2004 : juste 600 ans.
Une belle opportunité pour rendre un hommage appuyé à cet homme aux facettes multiples : poète courtois, romancier, chroniqueur prolifique qui sut, à force de voyages et d’observations affinées, à travers une œuvre d’une extraordinaire densité et diversité, léguer à ses contemporains et à la postérité la relation des mœurs et hauts faits de ce XIVè siècle, traversé par la Guerre de Cent ans.
Sachant que suivre les pas de Froissart, c’est entreprendre un bien long voyage à travers l’Europe occidentale du XIVè siècle.
Sachant qu’entrer dans l’intimité de ses observations, c’est aussi découvrir une galerie ininterrompue de personnages héroïques ou pathétiques, parfois hostiles, souvent bienveillants.
Froissart qui, au détour des mille et un périples d’une existence hors du commun, a posé son bagage fatigué, durant 10 années, pour exercer son ministère en la paroisse de Leptines Haute. C’était en 1373…

  • Au grenier :

L’école et l’instruction
Reconstitution d’une classe du début du siècle.
Transmettre l’héritage culturel des anciens est une pratique existante depuis l’aube humanitaire.
Au fil du temps, l’instruction a pris des formes différentes et est restée pendant des siècles facultative, privée, payante et placée sous la tutelle des familles. Elle n’est devenue collective que depuis moins d’un siècle par l’affirmation de l’Etat démocratique.
Longtemps réservée à une élite, l’école est devenue non seulement ouverte à tous, mais obligatoire et gratuite.
L’alphabétisation des gens de chez nous est aujourd’hui largement réalisée et le nombre d’intellectuels est en continuelle croissance.
Les premières écoles apparaissent chez nous à l’époque gallo-romaine. Elles sont peu nombreuses et essentiellement privées, n’étant accessibles qu’aux enfants de bonne famille qui, à partir de 7 ans, sont accueillis par un maître d’école sous le portique d’un édifice public ou à son domicile où ils apprennent à lire, à écrire et à calculer.
A 12 ans, certains continuent l’école où ils font l’apprentissage de la grammaire et de la rhétorique. Quelques-uns fréquentent l’enseignement supérieur où ils se perfectionnent dans l’art oratoire afin de se préparer à une carrière d’homme politique ou de haut fonctionnaire. Le programme est essentiellement accès sur les belles lettres, laissant peu de place pour les sciences, tandis que l’enseignement correspondant à nos sections techniques et professionnelles s’apprend sur le tas en observant les aînés.
Charlemagne, quant à lui, n’est pas celui qui a inventé l’école comme beaucoup le croient. Par contre, si l’enseignement est ce qu’il est aujourd’hui, c’est bien grâce à lui. En effet, au VIIIè siècle, il impose l’ouverture d’une école au sein de chaque monastère et de chaque cathédrale. Dans les paroisses villageoises et citadines, il demande aux curés de donner une instruction élémentaire aux enfants.
Jusqu’au Moyen Age, le programme scolaire sera pratiquement le même que celui des Gallo-Romains. L’éducation restera longtemps sous le monopole de l’Eglise et ne se fera que par des clercs.
Jusqu’à la fin du XVIIè, chaque paroisse possède son école où les enfants la fréquente jusqu’à 14 ans. Le maître est rétribué en partie par les parents et en partie par l’Eglise. Il jouit parfois de la maison où il enseigne, son traitement étant modeste. Ce maître d’école n’est pas toujours très compétent. Il est choisi davantage pour ses convictions religieuses plutôt que pour ses qualités pédagogiques.

La laine
Le tonnelier et le maréchal ferrant
Le sabotier et le cordonnier – Le bourrelier
Le menuisier – Ebéniste
Le tailleur de pierre – le paveur – l’ardoisier